On pense à Annie Ernaux et aux photographies qui, dans Les Années, organisent le récit et restituent le temps social et intime, images absentes que le lecteur, par procuration, découvre et souvent reconnaît, car ce sont les photos de tout le monde, ou du moins les photos d’un monde qui a la familiarité de l’album de famille, sorte d’objet universel et partagé. Arnaud Genon inscrit son projet dans ce qu’il convient peut-être de considérer désormais comme un genre : dans un monde d’images virtuelles, l’archéologie familiale, photographique, devient l’expression contemporaine de la mélancolie. (Marta Caraion)

Ed. La Reine Blanche – 07/08/2019