Isabelle Minière, Prix Jeunesse de la nouvelle – Lauzerte 2013, publie un nouveau recueil de nouvelles aux éditions Le Verger : Après la fin.

« Sans vouloir m’en vanter, il n’y avait pas de quoi, j’ai toujours cru qu’il n’y avait rien. « Rien après ». J’étais discret sur le sujet, ce n’était qu’une question de croyance ; croire en quelque chose ou pas. Je ne voulais pas offenser les croyants ; croire en rien, c’est encore une croyance. Si on me tarabustait un peu, j’ajoutais avec un petit sourire : « Jusqu’à preuve du contraire, et dans l’état actuel de nos connaissances… ». Bref, rien après, j’étais sûr de moi, malgré le désespoir. Je me disais des choses comme ça, de mon vivant. » Avec une tendresse et une sensibilité toute particulières, Isabelle Minière réussit un tour de force : elle nous parle de la mort, et on en ressort optimiste et souriant. Ce petit livre faussement détaché nous fait beaucoup de bien.