Né à Casablanca en 1932, Tito Topin, dessinateur, scénariste – il a créé la série télévisée Navarro – n’a cessé, depuis la sortie de Graffiti Rock en 1982 dans la célèbre Série Noire de Gallimard, d’explorer l’univers du polar, « un genre avec ses codes, rien à voir avec la réalité ». Un genre à travers lequel s’exprime clairement son attachement à la littérature de Chandler, Goodis, et aux séries B des années 50 dont il s’est longtemps nourri.
Sa passion de l’image et son sens de la narration apparentent d’ailleurs son écriture à celle du cinéma, avec une succession d’histoires parallèles, de scènes indépendantes et simultanées dont la force repose sur une esthétique très visuelle associée à des enchaînements rythmés. Casablanca a été mise en scène de nombreuses fois dans une série de romans qu’on a coutume d’appeler sa « Suite Marocaine » : 55° de fièvre (Prix Mystère de la Critique en 1984), Piano Barjo, le Coeur et le Chien, Pension Pullman,  Photo Finish, Les enfants perdus de Casablanca (Denoël), voyages nostalgiques dans le Maroc à la veille de son indépendance.

Outre Tout le monde il est beau, tout le monde il est Jean Yanne, un hommage à l’amitié qui les unissait (Naïve), Un été 22 (Petits polars du Monde),  il a récemment publié trois aventures du commissaire Bentch chez Fayard : Bentch et cie (Prix Polar de Cognac 2005), Bentch Blues et Cool, Bentch  et quatre romans chez Rivages noir : Photo finish , Parfois je me sens comme un enfant sans mère, Des rats et des hommes (Prix Plume de Cristal de Liège 2012) et Libyan Exodus.

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