Recueils à paraître2019-12-29T09:17:02+01:00

Recueils à paraître

Le pin, les moineaux, et toi et moi – Katherine Mansfield

Aujourd’hui, les lecteurs anglo-saxons ont à leur disposition l’intégralité des nouvelles composées par Katherine Mansfield, c’est-à-dire beaucoup plus que les cinq recueils que les lecteurs français peuvent se procurer.
Le pin, les moineaux, et toi et moi, nouvelles inédites donne à lire les nouvelles publiées en revue du vivant de Katherine Mansfield et jamais traduites en français car non reprises en recueil. Indispensable à la compréhension tant de l’œuvre de cette auteure majeure qu’à celle du genre de la nouvelle-instant dont Katherine Mansfield est aujourd’hui considérée comme l’inventrice, le recueil regroupe vingt-neuf nouvelles, parues entre 1903 (elle a alors quinze ans) et 1917 – trente-deux si l’on ajoute les trois nouvelles anecdotiques mais symboliques qui sont reproduites en annexe et que l’enfant Kathleen Beauchamp publie entre neuf et onze ans dans le journal de son école.
Loin du seul lyrisme dans lequel on l’a souvent cantonnée, la prose de Katherine Mansfield y est tantôt poétique, tantôt théâtrale, tantôt pleinement satirique ; elle multiplie les registres et les tonalités, mélange les emprunts à l’histoire littéraire.
Dans la voix impalpable qui anime les nouvelles de Katherine Mansfield, quelque chose reste toujours en souffrance : une secrète obsession du temps et de la mort, la menace constante de la solitude ou de l’abandon, un cri sourd contre toute forme de violence, mais aussi les palpitations joyeuses du “moment de vie” lorsque celui-ci annule la fuite perpétuelle du présent : le rire d’un enfant, les mots réconfortants d’un parent ou d’un ami, le bruissement délicieux de la nature.
Le 3 février 1918, quelques mois après avoir publié la dernière nouvelle de ce recueil, dans une lettre restée célèbre, Katherine Mansfield fait part des deux forces agissantes à l’origine de son écriture : l’une “est la joie, la vraie joie”, celle qui lui permit si souvent d’écrire, et qu’elle tenta, sans […]

30 janvier 2020|

D’un rectangle de lumière à un autre – Pascal Gouriou

En onze nouvelles au style fouillé et alerte, l’auteur emmène les lecteurs du festival Off d’Avignon à une cité onirique mystérieuse. Au fil des pages, nous passons de Turin au dépit de jouets abandonnés, nous assistons à la folie monomaniaque d’un homme qui ne supporte pas être dépouillé d’une amitié. L’auteur tente de briser le secret des artistes en ouvrant le hublot derrière lequel se cache leur inspiration. La folie rend meurtrier le mari aimant. Le hasard et ses espiègleries tendent des pièges aux hommes. Des malentendus naissent d’une homonymie. Des pensées semblent rebondir en cohérence dans la tête d’hommes et de femmes qui ne se connaissent pas ou peu. La séparation physique est le prétexte pour crier son amour à celui que l’on aime. Il n’y a pas de séparations irrémédiables, il n’y a que des passions qui perdurent.

Ed. SansQu’ilSoitBesoin – 01/02/2020

1 février 2020|

Cette trace de ta vie dans la mienne – Bertrand Boileau, Brigitte Banjean

Dans une lettre à Juliette Drouet, Victor Hugo offre le thème et le titre de ce recueil : Je ne veux pas pourtant que cette trace de ta vie dans la mienne, soit à toujours effacée. Chacune des histoires courtes qui le composent, a été rédigée sur cette idée : la trace. Ce que nous recevons de ceux dont nous croisons le chemin et ce que nous leur laissons. Toutes ces interactions indélébiles qui façonnent la vie.

Ed. Anfortas – 04/02/2020

4 février 2020|

Les pieds nus de lumière – Kenji Miyazawa

Découvert sur le tard, Kenji Miyazawa a acquis le statut de classique et est désormais l’un des écrivains japonais les plus lus. Dans ce recueil de nouvelles tout à fait représentatif de son écriture qui emprunte à la philosophie bouddhiste et aux contes de fées traditionnels, les esprits et les animaux se mêlent au monde des hommes: les auberges mangent leurs clients, les dieux et les animaux communiquent, etc.

Ed. Cambourakis – 05/02/2020

5 février 2020|

Contes Gris – Jean-Claude Tardif

Retrouvez L’Illusion du Père et sa suite : Gabriel et Les Dahlias d’Asmodée, réunis dans ce recueil qui vous fera naviguer de mythes littéraires en songes et en considérations réalistes, sous la belle plume de Jean-Claude Tardif.

Ed. Racine & Icare – 04/02/2020

5 février 2020|

Le chant des étoiles et autres nouvelles – Gilles Massardier

Ce chant des étoiles vous mènera vers une galerie de personnages étonnants, sur des planètes isolées ou dans des vaisseaux intersidéraux immenses.
Écoutez Gaston de la Marche Royale des Neuf Planètes et des Étoiles Froides, à bord du vaisseau
Pinta del Marco Paulo, annoncer à grand renforts d’effets de manche des révélations fracassantes !
Suivez Lena, prospectrice minière sur Clavène, une planète d’un type… particulier.
Et si vous êtes fatigués, venez vous reposer chez Abaddon, patron de l’Auberge Rouge, qui sert les plus importants extra-terrestres de la voie lactée !
c’est qu’il propose une recette secrète à se damner !
A moins que vous ne préfériez une soupe d’étoiles…
Gilles Massardier nous présente en 18 textes une symphonie spatiale, où se mêlent héros truculents et victimes pas si innocentes que cela. Un voyage
au cœur de la science-fiction, saupoudré d’une pincée d’humour. Aliens et humains vous donnent rendez-vous aux confins de l’espace pour des histoires étonnantes et originales.

Ed. Otherlands – 05/02/2020

5 février 2020|

Nouvelles (édition intégrale) – Vincent Ravalec

Ravalec, aux côtés de Thomas Gunzig, est un de nos meilleurs nouvellistes. Cette anthologie qui rassemble toutes ses nouvelles parues à ce jour, enrichie de nombreux inédits, le prouvera. Réaliste, satirique, pétri d’humour, son oeuvre dessine une vaste et jubilatoire fresque sociale des deux dernières décennies. Chaque nouvelle est un portrait, une tranche de quotidien, croquis d’une époque à la justesse corrosive à la manière d’un Pagnol punk. Ancré dans son temps, il puise dans son expérience cinématographique pour nourrir un style unique : écriture parlée et familière, rythme rapide et efficace. Les nouvelles de Vincent Ravalec sont réjouissantes et addictives par leur justesse d’observation et leur esprit critique, mais aussi par leur vitalité narrative, leur étonnante énergie, et par le sentiment assez poignant que l’auteur, tendre et lucide à la fois, vache mais jamais cynique, communique au lecteur. Des voyages chamaniques au milieu de l’Amazonie à la prostitution dans les banlieues parisiennes, Ravalec ne s’interdit rien et dresse le portrait de notre société désabusée, et jouisseuse.

Ed. Au Diable Vauvert – 06/02/2020

6 février 2020|

L’intemporalité perdue et autres nouvelles de jeunesse – Anaïs Nin

Comment raconter le désir – désir sexuel, appétit pour la vie, l’art… – d’une femme mariée, apprentie écrivaine au début du siècle dernier ? C’est à ce projet qu’Anaïs Nin semble s’atteler dans ces seize nouvelles inédites, écrites pour la plupart entre 1929 et 1931. On y croise une jeune femme qui, parée comme pour un grand voyage, largue les amarres d’un bateau attaché à un arbre au fond d’un jardin, une petite fille abandonnant ses poupées pour se consacrer à l’étude du goût de ses larmes, et bien d’autres personnages hantés par la dualité entre l’être et le paraître. Ce recueil de nouvelles dévoile, grâce à la très belle traduction d’Agnès Desarthe, la genèse de l’oeuvre d’une des auteures les plus modernes et admirées du XXe siècle.

Ed. Nil – 06/02/2020

6 février 2020|

Nos amours parisiennes – David Adjemian

Un mariage sur deux se solde par un divorce, les amants se séduisent sur les réseaux sociaux, menace climatique et misère sociale pèsent sur les sentiments… Quand toutes les promesses paraissent mensongères, comment croire encore à l’amour ? Du Palais-Royal au cimetière du Père-Lachaise, en passant par la cathédrale Notre-Dame en feu, David Adjemian nous raconte en vingt nouvelles les doutes, l’espoir et le bonheur d’aimer.
Vingt nouvelles, cruelles et tendres, drôles et poétiques, comme autant d’arrondissements parisiens chantés par l’auteur qui, tour à tour, vont accueillir dans des ambiances et des lieux singuliers, ces éclats de vie. Entre éblouissement, détresse et consolation, ce recueil se savoure comme un concert choral où chaque Parisien conte en sa capitale l’art d’aimer.

Ed. Transboréal – 06/02/2020

6 février 2020|

Un amour à Waterloo – François Bott

René, professeur d’histoire mélancolique qui sent la vieillesse approcher, revient à Paris après un colloque sur Napoléon à New York. Il y retrouve Marianne, son assistante, jeune femme pleine de vie avec qui il partage sa passion pour l’Empereur et pour les écrivains qui l’ont raconté. Stendhal, Chateaubriand, Bloy, Zweig, Dumas ou Burgess, tous alimentent la fascination de Marianne et l’antipathie de René pour cette «star de l’Histoire», alibi parfait des deux personnages pour ne pas nommer l’amour qui naît entre eux, au fil de leurs discussions jusqu’à l’aube. Un amour à Waterloo est suivi de six autres nouvelles, où François Bott fait rimer amour et littérature.

Ed. Table ronde – 06/02/2020

6 février 2020|

Arrêtez de me casser les oreilles – Joseph Mitchell

« De temps en temps, quelqu’un dit quelque chose de si inattendu que c’en est magnifique », écrit Joseph Mitchell en préambule de ce recueil au titre teinté d’ironie Arrêtez de me casser les oreilles. Récit polyphonique des bas-fonds de New-York, publié à l’origine en 1938, au travers de cette série d’articles et de portraits défile un panorama miniature de la Grande Dépression. Comme autant d’instantanés du macadam, à l’instar de la photographie documentaire de Walker Evans, on décèle dans ses premiers écrits de Mitchell – la jeunesse, son enthousiasme, sa gueule de bois et ses imprudences – tout ce qu’il s’est ensuite efforcé de dissimuler. On y relève une maturité évidente dans le choix des sujets et un humour désabusé omniprésent, on y décèle pour finir la marque de fabrique propre à Joseph Mitchell – cette empathie pour son prochain, même quand celui-ci est fou à lier. Une appréciation anthropologique de ce qui est décalé et raffiné. Et toujours, une galerie de personnages hauts en couleurs campé comme autant d’esquisses éclatantes, des portraits de joueurs de baseball de Harlem à des strip-teaseuses burlesques, d’un éditeur anarchiste à la description des antiquités de son bar préféré de Manhattan, sans oublier des évangélistes de rue, des prestidigitateurs vaudou, ou une boxeuse qui fut comtesse.

Ed. du Sous-Sol – 06/02/2020

6 février 2020|

Après la fin – Isabelle Minière

« Sans vouloir m’en vanter, il n’y avait pas de quoi, j’ai toujours cru qu’il n’y avait rien. « Rien après ». J’étais discret sur le sujet, ce n’était qu’une question de croyance ; croire en quelque chose ou pas. Je ne voulais pas offenser les croyants ; croire en rien, c’est encore une croyance. Si on me tarabustait un peu, j’ajoutais avec un petit sourire : « Jusqu’à preuve du contraire, et dans l’état actuel de nos connaissances… ». Bref, rien après, j’étais sûr de moi, malgré le désespoir. Je me disais des choses comme ça, de mon vivant. » Avec une tendresse et une sensibilité toute particulières, Isabelle Minière réussit un tour de force : elle nous parle de la mort, et on en ressort optimiste et souriant. Ce petit livre faussement détaché nous fait beaucoup de bien.

Ed. Le verger – 07/02/2020

7 février 2020|

Bricoles & brocante – Philippe Di Folco

Avec cette trentaine de nouvelles Philippe Di Folco reconstitue une vie. La vie d’un type qu’on dit un peu bizarre. Mais une vie qui prend sa forme dans la littérature et dans le cinéma, rythmée par des amours, le premier et le reste, des promesses sur lesquelles une nuit ou quelques années font leur oeuvre. La famille derrière tout ça, présente mais un peu délitée, le souvenir d’un potage au pain, du dépeçage d’un lapin, les mots qu’il échange avec une soeur qu’il ne parvient pas à haïr. Philippe Di Folco nous fait traverser les âges de la vie, ses espoirs, ses déboires, les rencontres inhabituelles ou impromptues qui marquent.

Ed. Tohu-Bohu – 07/02/2020

7 février 2020|

Shorts rouges – Velina Minkoff

Dans Le Grand Leader doit venir nous voir, Velina Minkoff réactivait un séjour en Corée du Nord pour mettre en cause les réécritures de l’histoire à la seule lumière du présent. Dans Shorts rouges (Red Shorts), cette fois dans sa Bulgarie natale, elle utilise le même point d’appui, à savoir la chute du mur de Berlin en 1989. Les nouvelles (shorts) interrogent le passé socialiste (red) sans le réécrire, c’est-à-dire sans le soumettre à un schéma unique « avant/après ». Avec Velina Minkoff, la littérature montre à l’histoire qu’elle en mesure mieux qu’elle la complexité. Les textes de ce recueil sont brefs, usant d’outils stylistiques propres – humour, brièveté, personnages incohérents – effets de la formation littéraire de l’auteur en creative writing, ce qui donne en particulier un ton émaillé de formules et de ruptures inattendues. Au résultat : un bouquet d’histoires à double sens où se mêlent rideau de fer, pluie radioactive, Perestroika, supporters de foot, punks, modèles de couture, cheveux longs interdits, chewing gum sans couleur, stations balnéaires, voisins insupportables, Chernobyl, souvenirs révolutionnaires, secrets publics, rêves d’enfants et fruits étranges sur les arbres.

Ed. Hémisphères – 11/02/2020

11 février 2020|

Le sous-marin Peral – Juan Carlos Mondragon

Le sous-marin de l’ingénieur Isaac Peral, qui a bel et bien existé mais n’a jamais été mis à l’eau, est une métaphore des possibles, et son spectre hante la profondeur des onze nouvelles de ce livre. Il symbolise les rêves interrompus par une main assassine, les torpilles de l’Histoire ou l’échec de l’existence. Il est le moment terrible et définitif relégué à l’oubli, qui resurgit par surprise et plonge le lecteur dans les mystères de l’espace et du temps chers à Felisberto Hernández et Julio Cortázar. Dans un bar de Montevideo qui porte son nom, il ressuscite Lola de Lodz, la femme polonaise au bras tatoué. Il nous dit, comme le célèbre tableau d’Hokusai, « Dragon dans les nuées », que toute invention, toute création, n’est jamais figée. En multipliant les lieux, les temps et les thèmes, les nouvelles de Juan Carlos Mondragón font escale dans les îles énigmatiques de la littérature. Elles sont des diamants noirs incrustés dans l’oeuvre du grand écrivain uruguayen.

Ed. Seuil – 13/02/2020

13 février 2020|

Intérieur nord – Marcus Malte

Jacques vit seul en montagne, avec ses chiens de traîneau. Dans son relais, il reçoit pour deux semaines la belle Lauren, accompagnée d’un homme bien plus âgé qu’elle. Quel mystère cache ce couple étrange ? Jacques s’interroge, il observe, puis se laisse emporter par une sorte d’éblouissement… Jacques raconte son histoire, à la première personne. Comme les trois autres personnages de Marcus Malte – le voyageur de commerce éconduit, le fils orphelin en quête de mère ou le père en deuil de son fils -, qui cherchent un abri, une issue, tous agrippés à une lueur d’espoir qui viendrait éclairer le jour.

Ed. Zulma poche – 13/02/2020

13 février 2020|

Les myrtilles du moléson – Orelli Giovanni

Espèce de souvenir. C’est une montagne du canton de Fribourg. Mes parents avaient décidé que je n’aurais pas à être paysan, qu’il fallait que je continue à étudier et que je devais apprendre un peu de français. Pour cette raison, ils m’ont envoyé dans un collège de prêtres au pied du Moléson. » Giovanni Orelli Dans la première des neuf nouvelles qui composent ce recueil, le narrateur – à l’occasion d’un repas d’octogénaires qui semble réunir les participants à ce qui fut un séjour linguistique estival en pleine Deuxième Guerre mondiale – revisite un épisode de sa jeunesse : une journée particulière, dans cette Arcadie helvétique, où les soeurs du collège les ont envoyé cueillir des myrtilles pour les confitures . Mais à l’appel de midi, la plus belle fille du groupe et un jeune homme manquaient ! La truculence du dialogue vient de ce que l’un des deux personnages est cette jeune fille et l’autre, le narrateur, son confident de l’époque. Dans ces nouvelles qui passent du récit au conte ou à la fable, on retrouve les thèmes chers à l’auteur : l’école, le monde paysan, les animaux (domestiques et sauvages), l’inquiétude des mères dont les fils ont émigré, les amours de jeunesse (rêvées plus que consommées), la vieillisse, la vie et la mort. Si Orelli les a publiées à 86 ans, sa verve insoumise n’en est pas moins accentuée. Une imagination débordante soutenue par une ironie pleine de vie (jamais résignée) ne fait de concessions à rien ni à personne.

Corollaire presque rabelaisien de cette veine : l’enchevêtrement des langues et des langages : italien standard, dialecte tessinois, citations latines, grecques – orgie de langues qui est à son apogée dans la septième nouvelle, où l’instituteur d’un village isolé des Alpes d’adonne à des expérimentations poétiques dignes […]

21 février 2020|

Novelle / Nouvelles – Adelin Charles Fiorato

Ce tome V et dernier vient achever la première traduction intégrale en langue française – entreprise à l’initiative d’Adelin Charles Fiorato – des Nouvelles de Bandello (1484-1561), accompagnées de leurs dédicaces et assorties d’un important appareil critique. De nombreuses traductions partielles avaient été faites, déjà du vivant de l’auteur, qui fit l’objet en France d’un véritable engouement puis connut une fortune « européenne », inspirant, entre autres, aussi bien Shakespeare que Cervantès, et plus tard Musset. En dépit de ce succès, aucune traduction de l’ensemble de l’oeuvre du plus fécond nouvelliste de la Renaissance italienne n’avait jusqu’alors été donnée en français.

Ed. Belles Lettres – 21/02/2020

21 février 2020|

Les gentilles princesses seront-elles de méchantes reines ? Grégoire Kocjan

Nouvelles salves d’histoires de princesses ! Si Pétra, Andréa, Claudia Elisabeth Maria, ou Anastasia, peuvent être parfois à cheval… ce n’est certainement pas sur les clichés. Après le très remarqué Les méchantes reines étaient-elles de gentilles princesses ? Grégoire Kocjan revient, avec son humour féroce devenu sa marque de fabrique. Utilisant le matériau des contes traditionnels pour passer au crible de la satire notre société, il continue à en dépeindre les travers, à nous parler de liberté, d’amour et d’égalité. Léo Méar illustre, avec truculence et respect, quelques passages remarquables. Nos préjugés n’ont qu’à bien se tenir car encore une fois, ils risquent d’être bien bousculés !

Ed. Atelier du poisson soluble – 21/02/2020

21 février 2020|

Les contes barrés du supermarché – Richard Petitsigne

Le supermarché Soloprix, se dresse fièrement en plein milieu de la zone d’activités du  » pré aux vaches « , coincé entre le lotissement B2 et les anciens abattoirs voués à une destruction prochaine. Les membres de son personnel vivent des choses pour le moins étonnantes. Après  » Le Fennec le plus menteur du monde « , Richard Petitsigne revient avec un nouveau recueil de nouvelles qui s’emboîtent les unes dans les autres pour former une formidable saga et s’amuser du petit théâtre de la grande distribution. Coup de chaud au rayon surgelé et rififi aux fruits et légumes garantis !

Ed. Atelier du poisson soluble – 21/02/2020

21 février 2020|

Donna Amalia et autres nouvelles – Elsa Morante

À cinquante ans, Donna Amalia en paraît une trentaine. Le secret de son éternelle jeunesse ? Avoir su garder son âme d’enfant, cette faculté de s’émerveiller de tout, d’imprimer à chaque instant légèreté et insouciance.
Dans ces quelques nouvelles, l’univers magique de l’enfance, avec ses mystères et ses joies, est décrit avec sensibilité, poésie et talent par l’auteur de La Storia.

Ed. Gallimard Folio – 05/03/2020

5 mars 2020|

Les fleurs – Victor Hugo

Ed. Gallimard Folio – 05/03/2020

5 mars 2020|

Hotel Casanova et autres textes brefs – Annie Ernaux

«J’ai retrouvé une lettre de P. dans un dossier de factures datant des années quatre-vingt. Une grande feuille blanche pliée en quatre, avec des taches de sperme qui avaient jauni et durci le papier, lui donnant une contexture transparente et granuleuse. Il y avait seulement écrit, en haut, à droite, Paris, 11 mai 1984, 23 heures 20, vendredi. C’est tout ce qu’il me reste de cet homme.»

Passion sensuelle, amour maternel heurté, vertiges du transfuge, écriture-révolution, hommage à Pierre Bourdieu… En douze textes, composés entre 1984 et 2006, ce recueil est une invitation à découvrir l’écriture rare d’Annie Ernaux et à s’initier, pas à pas, à ses thèmes les plus obsessionnels et fondateurs.

Ed. Gallimard Folio – 05/03/2020

5 mars 2020|

Noir et autres nouvelles – Collectif

Le Prix du jeune écrivain récompense chaque année une oeuvre d’imagination inédite, en prose, de 5 à 25 pages. Les auteurs ont entre 15 et 25 ans, sont francophones et/ou de nationalité française et n’ont jamais été édités. Les lauréats voient leur texte publié dans un recueil édité par les éditions Buchet/Chastel sous la houlette de l’association du Prix du jeune écrivain. Le jury du prix est tournant et se compose d’écrivains (Carole Martinez, Bernard Quiriny, Sylvie Germain, Dominique Fabre…)

Ed. Buchet Chastel – 05/03/2020

5 mars 2020|

Nous sommes tous des féministes – Adichie C N.

«Partout dans le monde, la question du genre est cruciale. Alors j’aimerais aujourd’hui que nous nous mettions à rêver à un monde différent et à le préparer. Un monde plus équitable. Un monde où les hommes et les femmes seront plus heureux et plus honnêtes envers eux-mêmes. Et voici le point de départ : nous devons élever nos filles autrement. Nous devons élever nos fils autrement.»

Dans ces deux discours, Chimamanda Ngozi Adichie porte une voix, rare et puissante, d’émancipation.

Ed. Gallimard Folio – 05/03/2020

5 mars 2020|