Recueils à paraître2019-11-19T10:39:19+01:00

Recueils à paraître

Alors, c’est du jazz – Marc Menu

Poète maintes fois déprimé, Marc Menu arpente les méandres de son existence avec la curiosité tranquille du passant. De temps en temps, il s’arrête pour prendre note d’un paysage, d’une idée, d’une rencontre – le plus souvent, avec un sourire amusé. Parce qu’il serait assez peu convenable de prendre tout ça au sérieux.

Voilà déjà quelques années qu’il laisse à son chien le soin d’écrire ses textes à sa place. Celui-ci manie l’ironie avec assez bien de bonheur et tout en remuant la queue – ce qui, reconnaissons-le, de la part d’un auteur, serait inapproprié.

Maintenant qu’il y pense – voilà déjà quelques années qu’on lui dit qu’il écrit mieux.

Ed. Quadratude – 10/12/2019

10 décembre 2019|

Sens interdit(s) – Collectif

5 nouvelles 100 % féminine par quelques unes des meilleures autrices du genre. Sylvie Allouche écrit surtout pour les enfants mais fait parfois des incursions dans le polar et le fantastique. Maïté Bernard écrit pour les adultes et les enfants. Son roman Fantômes a reçu le prix du meilleur roman francophone en 2003. Sylvie Granotier est actrice, scénariste et autrice de romans policiers, son roman Personne n’en saura rien a reçu le prix Mauvais Genres en 2015.
Elsa Marpeau est scénariste et romancière, elle a publié sept romans dont six en série noire : Les Yeux des morts, L’Expatriée, Son autre mort… Dominique Sylvain est romancière et novelliste. Elle a publié plus d’une quinzaine de romans, tous aux éditions Viviane Hamy. Un livre soutenu par le festival Noir sur la Ville, illustré par Clet.

Ed. Goater – 12/12/2019

12 décembre 2019|

Ou sont les morts ? – collectif

9 nouvelles pour frissonner chaque 365 jours 1/4 de l’année, voici le nouveau défi relevé de mains de maîtres par les auteurs du Collectif Les Indés Lébiles !

Béatrice Galvan vous relate d’étranges événements consécutifs à un déménagement récent. Dans un second récit, elle vous livre ensuite une vision toute personnelle du boudin noir.
Laissez-vous sombrer dans la folie de notre futur très proche avec Edouard B. W. dans une dystopie dont il a le secret.
Suivez le quotidien d’une collocation un peu spéciale, fable sociale de notre Maître Saucier Édouard de Wilmer.
Frissonnez dans la rencontre d’un jeune garçon avec … quoi ? racontée par la plume perturbée de Johnathane Hoctor-Anger.
Recevez l’écriture coups de poings de Jérémie Babin dans une chronique horrifique de la vie ordinaire.
Montez en compétence grâce à la méthodologie décrite par la toujours pragmatique Liliane Lambinet pour qu’un voyage scolaire se termine bien. Liliane nous parlera également d’une activité dangereuse à ne surtout pas pratiquer par temps orageux.
…Et bondissez dans le conte de princesses de Marie Grand.

Ed. Humbird & Curlew – 15/12/2019

15 décembre 2019|

Ne quittez pas ! – Marie Sizun

Après le Prix de la nouvelle de l’Académie française pour Vous n’avez pas vu Violette ?, Marie Sizun revient au genre avec ce nouveau recueil consacré au téléphone. Son usage est devenu si naturel que nous oublions de nous étonner de son mystère et de la force de son implication dans nos vies. C’est à cette redécouverte que nous invite Marie Sizun à la faveur d’une quarantaine de courtes histoires empruntées à notre quotidien, tour à tour légères ou graves, drôles ou cruelles, instants de vie saisis sur le vif de l’émotion. Amants heureux ou malheureux, vieux solitaires, filles à la recherche de leur mère, de leur père, comédien en attente de rôle, si divers que soient ses personnages, l’auteure pose sur eux un regard dont la lucidité se nuance toujours de tendresse et de poésie. Ne quittez pas, on parle de vous !

Ed. Arléa – 02/01/2020

2 janvier 2020|

Allegheny river – Neill Null Matthew

Avec Le Miel du lion, un roman salué par la critique, Matthew Neill Null avait fait la preuve de son incroyable talent pour saisir le monde sauvage et interroger notre rapport à l’environnement. Dans Allegheny River, animaux et humains cohabitent au fil du temps, dans un équilibre précaire, au sein d’une nature ravagée par la main de l’homme. Tour à tour épique et intimiste, c’est un univers de violence et de majesté qui prend vie sous la plume lyrique et puissante de ce jeune écrivain. Ce livre, récompensé par le prix Mary McCarthy, acquiert une dimension universelle, car si le monde qui y est décrit peut nous sembler lointain, une chose est certaine : il s’agit bien du nôtre. Singulières et puissantes, ces nouvelles, ancrées dans la région des Appalaches, résonnent d’une inquiétante actualité. « Ces nouvelles sont autant de chefs-d’oeuvre à la beauté cruelle. Cette voix, ce regard, sont bien ceux d’un poète et d’un maître conteur. »
The San Francisco Chronicle

Ed. Albin Michel – 02/01/2020

2 janvier 2020|

Les songes et les sorts – Marguerite Yourcenar

« Mon but est de présenter un certain nombre de textes dont je puis garantir l’exactitude, et non de proposer un nouveau système du rêve, ce que je ne suis nullement qualifiée pour faire. Mais, dans l’intérêt même des pages qui vont suivre, il est nécessaire peut-être d’indiquer dans quel état d’esprit j’aborde le récit de cette suite de songes. À mes yeux (et il va de soi que ce point de vue est étroitement personnel) l’expérience du rêveur n’est pas sans analogie avec celle du poète, et l’on peut comparer les éléments oniriques à l’état brut, avec leurs résonances symboliques multipliables à l’infini, aux rimes vulgaires ou sublimes alignées sur les colonnes d’un dictionnaire. Le dormeur assemble des images comme le poète assemble des mots… » Dans cet ouvrage méconnu, paru en 1938, puis resté inachevé dans la forme augmentée souhaitée par son auteure, Marguerite Yourcenar déploie – en 22 récits oniriques – la carte d’une poétique du songe.

Ed. Gallimard Folio – 03/01/2020

3 janvier 2020|

Fauteuils réservés – Eugène Dabit

Nuit d’amour avec une prostituée, rencontre avortée dans un théâtre de faubourg, croisement de solitudes rue de Belleville, voyage en train bavard dans un compartiment de troisième classe… Dans ces cinq textes brefs, l’auteur d’Hôtel du Nord, plume phare de l’École prolétarienne, dépeint avec un lyrisme pudique quelques trajectoires d’hommes et de femmes du peuple de Paris.« Il n’osa pas se dire que la vie l’avait volé une fois encore. Il se retrouvait dans la rue. C’était assez d’avoir à lutter contre la solitude, contre la nuit qui n’en finirait plus. »

Ed. Gallimard Folio – 03/01/2020

3 janvier 2020|

Le diamant gros comme le ritz – Fitzgerald F S

« – J’adore les bijoux, renchérit Percy, enthousiaste. Naturellement, je ne voudrais pas que cela se sache à l’école, mais j’en ai moi-même une collection intéressante. J’en faisais la collection avant de me mettre aux timbres.- Et des diamants, reprit John, avec exaltation. Les Schnlitzer-Murphy avaient des diamants gros comme des noix…- Ça, ce n’est rien. » Percy s’était penché vers lui et avait baissé la voix au point qu’elle n’était plus qu’un simple murmure. « Ce n’est rien du tout. Mon père a un diamant plus gros que l’hôtel Ritz-Carlton. »Pièce maîtresse de l’oeuvre fitzgeraldienne, Le Diamant gros comme le Ritz déplie singulièrement l’un des grands thèmes de son auteur : le faste et ses fantômes.

Ed. Gallimard Folio – 03/01/2020

3 janvier 2020|

2 nouvelles de Pétersbourg – Gogol Nicolas

« Fuyez, pour Dieu, fuyez au loin le réverbère ! Et vite, aussi vite que vous pouvez, passez au large. Heureux encore si vous vous en tirez avec une coulée de son huile puante sur votre élégant manteau. Mais outre le réverbère tout respire l’imposture. Elle ment à longueur de temps, cette Perspective Nevski, mais surtout lorsque la nuit s’étale sur elle en masse compacte et accuse la blancheur ou le jaune pâle des façades, quand toute la ville devient éclair et tonnerre, quand des myriades d’attelages débouchent des ponts, quand les postillons hurlent sur leurs chevaux lancés au galop, quand le démon lui-même allume les lampes uniquement pour faire voir les choses autres qu’elles ne sont. » Deux plongées dans la Saint-Pétersbourg spectrale et cruelle de Gogol.

Ed. Gallimard Folio – 03/01/2020

3 janvier 2020|

Quand arrive la pénombre – Jaume Cabré

Treize nouvelles saisissantes où, l’oeil rivé au judas, on observe avec un trouble croissant des personnages qui exercent le mal sans remords aucun, tel l’assassin qui n’aime rien tant que le mélange de danger, de mystères, de petites filles et d’aventures… Comme toujours, l’auteur de «Confiteor» agrémente le mal de naturel, de cynisme et d’humour, le démystifiant et nous le rendant ordinaire, le présentant pour ce qu’il est : un banal ingrédient de notre quotidien.

Ed. Actes Sud – 08/01/2020

8 janvier 2020|

Voyage d’hiver – Jaume Cabré

Par l’auteur de «Confiteor» (140 000 ex. vendus), quatorze nouvelles indépendantes et pourtant intimement liées, où l’on retrouve sa manière de fouiller les manifestations du mal, de l’amour, du destin et de ses mauvais tours.

Ed. Actes Sud Babel – 08/01/2020

8 janvier 2020|

La peur au milieu d’un vaste champ – Mustafa Taj-Aldeen Almusa

Les personnages de Mustafa Taj Aldeen Almosa sont des Syriens ordinaires qui se meuvent dans des lieux familiers, nullement exotiques, mais où soudain surgit le surnaturel sous les traits d’un fantôme ou d’un génie ou encore d’un animal doué de raison. Cette anthologie, tirée des six recueils de l’auteur publiés entre 2012 et 2019, témoigne à la fois d’une vision pénétrante de la réalité syrienne, hantée par la violence et la mort, et d’une approche originale et maîtrisée du genre difficile de la nouvelle.

Ed. Sindbad – 08/01/2020

8 janvier 2020|

Contes et nouvelles t.1 – Guy de Maupassant

Cette édition en deux volumes des oeuvres de Maupassant reprend l’intégralité de ses contes et nouvelles ainsi que ses deux romans les plus célèbres, Une vie (1883) et Bel-Ami (1886). Durant dix ans, de 1880 à 1890, Maupassant, fidèle collaborateur du Gaulois et du Gil Blas, soumit à la presse des contes et nouvelles selon un rythme bi-hebdomadaire. Comme nous ne disposions pas d’une édition complète revue par l’auteur de ces oeuvres, et alors que le nombre impressionnant de celles-ci imposait un classement rigoureux, nous nous sommes efforcés, d’une part, de respecter les recueils publiés du vivant de Maupassant et, d’autre part, de placer auprès de ces recueils, par ordre chronologique, les contes rédigés à la même époque mais non rassemblés en volumes avant sa mort. Les deux romans qui figurent en outre dans la présente édition ont été insérés là où l’imposait le déroulement de l’oeuvre, c’est-à- dire, respectivement, dans le premier et dans le second volume. L’édition des oeuvres de Maupassant dans la collection « Bouquins » comporte deux volumes. Le tome 1 comprend : Quid de Guy de Maupassant – Contes divers (1875-1880) – La Maison Tellier – Contes divers (1881) – Mademoiselle Fifi – Contes divers (1882) – Contes de la bécasse – Clair de lune – Contes divers (1883) – Une vie (roman) – Miss Harriet – Les Soeurs Rondoli. Le tome 2 comprend : Yvette – Contes divers (1884) – Contes du jour et de la nuit – Bel-Ami (roman) – Contes divers (1885) – Toine – Monsieur Parent – La Petite Roque – Contes divers (1886) – Le Horla – Contes divers (1887) – Le Rosier de Madame Husson – La Main gauche – Contes divers (1889) – L’Inutile Beauté.

Ed. Robert Laffont – 09/01/2020

9 janvier 2020|

Le jour où le désert est entré dans la ville – Han Guka

« Personne ne sait comment le désert est entré dans la ville. » Ainsi commence « Luoes », la première des huit nouvelles de ce recueil ; « Luoes », anagramme de Séoul, où est née Guka Han, dont c’est le premier livre. Une anagramme qui révèle l’étrangeté qui habite ce recueil, entre les mondes, les âges et les langues, entre le rêve et l’éveil. L’un décide de refuser le vacarme du monde, l’autre urine « pour éteindre le feu qu’il y a au-dehors, en ville », l’une décide de fuguer, mais ne sait, à son retour, si elle a simplement rêvé, l’autre vit dans une tour abandonnée et se nourrit des déchets de la ville… Chacun semble vivre en exil, entre l’enfance et l’âge adulte, incapable de communiquer avec le monde et les êtres qui l’entourent, et s’en remet à une percep- tion exacerbée des images, des sons, des odeurs pour tenter d’échapper à un devenir fantomatique. Plus qu’un simple recueil, Le jour où le désert est entré dans la ville est un roman fait de nouvelles, tant s’impose la cohérence de cet univers fictionnel.

Ed. Verdier – 09/01/2020

9 janvier 2020|

Le faux Belge – Pierre Drieu La Rochelle

Publié dans l’hebdomadaire Gringoire en trois livraisons en août et sep­tembre 1939, Le Faux Belge n’est pas à proprement parler un inédit de Pierre Drieu la Rochelle (1893­1945), mais il n’a jamais été repris en recueil. Cette nouvelle est cependant importante car elle constitue l’essentiel de l’épilogue

du roman Gilles (paru en décembre 1939). Elle met en scène un certain Walter, prétendument professeur de chimie belge en vacances à Barcelone alors qu’il est en réalité un agent fasciste infiltré. Suite à un sombre quiproquo, Walter embarque par erreur en direction des Baléares, dans un petit avion où sont présents deux communistes, l’un juif et l’autre français. L’avion est forcé de se poser à Ibiza. Ignorant si l’île est aux mains des Rouges ou des Blancs, les passagers concluent sur la plage un pacte d’entraide mutuelle quelle que soit la configura­tion des forces politiques en présence. Puis ils partent à la rencontre des autochtones…

L’édition critique d’un tel texte, présentant de nombreuses variantes entre la version de Gringoire et l’édition originale du roman, permet d’entrer dans le laboratoire de la création littéraire driellienne, en par­ticulier au niveau du style et de la maîtrise narrative. La dynamique du Faux Belge révèle une facette inattendue du Drieu nouvelliste qui, en inscrivant les combats politiques de son temps dans un récit d’aven­ ture, réalise pleinement sa conciliation idéale du rêve et de l’action.

Ed. Pierre-guillaume de roux – 14/01/2020

14 janvier 2020|

Lady Susan ; les Watson ; Sanditon – Jane Austen

Redécouvrir la célèbre romancière britannique dans une nouvelle traduction de Nicolas Porret-Blanc Publiés après la mort de Jane Austen en 1817, les trois oeuvres posthumes présentées dans ce volume sont ici restituées dans une nouvelle traduction de Nicolas Porret-Blanc, professeur spécialiste de littérature anglaise du XIXe siècle à l’Université Paris 13. Lady Susan met en scène une veuve souhaitant privilégier sa liberté. Désargentée, elle est contrainte d’emménager chez son beau-frère, un riche banquier, et cherche à tout prix un bon parti. Or, au jeu de l’amour, les conventions sociales l’emportent souvent… Dans Les Watson, Emma doit retourner vivre parmi les siens, en plein Surrey, après de longues années d’absence. Mais comment combler le fossé qui s’est creusé entre eux… et espérer rencontrer l’amour ? Sanditon, roman inachevé, s’amuse de la prétention des Parker, décidés à faire de leur bourgade un lieu à la mode… Ces trois textes sont une introduction rêvée à l’oeuvre de la grande romancière anglaise, dont ils préfigurent la fine ironie et un sens hors du commun de l’observation.

Ed. Archipel – 16/01/2020

16 janvier 2020|

Nos amours parisiennes – David Adjemian

Un mariage sur deux se solde par un divorce, les amants se séduisent sur les réseaux sociaux, menace climatique et misère sociale pèsent sur les sentiments… Quand toutes les promesses paraissent mensongères, comment croire encore à l’amour ? Du Palais-Royal au cimetière du Père-Lachaise, en passant par la cathédrale Notre-Dame en feu, David Adjemian nous raconte en vingt nouvelles les doutes, l’espoir et le bonheur d’aimer.
Vingt nouvelles, cruelles et tendres, drôles et poétiques, comme autant d’arrondissements parisiens chantés par l’auteur qui, tour à tour, vont accueillir dans des ambiances et des lieux singuliers, ces éclats de vie. Entre éblouissement, détresse et consolation, ce recueil se savoure comme un concert choral où chaque Parisien conte en sa capitale l’art d’aimer.

Ed. Transboréal – 16/01/2020

16 janvier 2020|

Ailleurs sous zéro – Pierre Pelot

Treize nouvelles et autant d’univers, de suites, de fins ou de commencements imaginés par Pierre Pelot. C’est l’hiver, dans les Vosges comme ailleurs, et le noir s’installe et s’instille en chacun des personnages. Victimes comme bourreaux, ils entraînent le lecteur dans leurs vérités, leurs angoisses, leurs souffrances ou leur folie. Entre nouvelles intimistes et fragments bruts de la vie rurale, des personnages prennent vie et côtoient ceux que nous retrouvons avec délice. Dans ce recueil qui mêle inédits et textes publiés dans divers journaux (notamment Fluide Glacial), la plume de Pelot, toujours musicale, se fait plus acérée que jamais dans la concision. Il s’agit bien d’une plongée dans l’obscurité, une variation d’outrenoir. Autobiographie en creux, ce livre remonte des sous-sols de l’oeuvre de Pierre Pelot et puise aux racines de son imaginaire.

Ed. Heloise D’ormesson – 23/01/2020

23 janvier 2020|

Les pieds nus de lumière – Kenji Miyazawa

Découvert sur le tard, Kenji Miyazawa a acquis le statut de classique et est désormais l’un des écrivains japonais les plus lus. Dans ce recueil de nouvelles tout à fait représentatif de son écriture qui emprunte à la philosophie bouddhiste et aux contes de fées traditionnels, les esprits et les animaux se mêlent au monde des hommes: les auberges mangent leurs clients, les dieux et les animaux communiquent, etc.

Ed. Cambourakis – 05/02/2020

5 février 2020|

Un amour à Waterloo – François Bott

René, professeur d’histoire mélancolique qui sent la vieillesse approcher, revient à Paris après un colloque sur Napoléon à New York. Il y retrouve Marianne, son assistante, jeune femme pleine de vie avec qui il partage sa passion pour l’Empereur et pour les écrivains qui l’ont raconté. Stendhal, Chateaubriand, Bloy, Zweig, Dumas ou Burgess, tous alimentent la fascination de Marianne et l’antipathie de René pour cette «star de l’Histoire», alibi parfait des deux personnages pour ne pas nommer l’amour qui naît entre eux, au fil de leurs discussions jusqu’à l’aube. Un amour à Waterloo est suivi de six autres nouvelles, où François Bott fait rimer amour et littérature.

Ed. Table ronde – 06/02/2020

6 février 2020|

Bricoles & brocante – Philippe Di Folco

Avec cette trentaine de nouvelles Philippe Di Folco reconstitue une vie. La vie d’un type qu’on dit un peu bizarre. Mais une vie qui prend sa forme dans la littérature et dans le cinéma, rythmée par des amours, le premier et le reste, des promesses sur lesquelles une nuit ou quelques années font leur oeuvre. La famille derrière tout ça, présente mais un peu délitée, le souvenir d’un potage au pain, du dépeçage d’un lapin, les mots qu’il échange avec une soeur qu’il ne parvient pas à haïr. Philippe Di Folco nous fait traverser les âges de la vie, ses espoirs, ses déboires, les rencontres inhabituelles ou impromptues qui marquent.

Ed. Tohu-Bohu – 07/02/2020

7 février 2020|

Shorts rouges – Velina Minkoff

Dans Le Grand Leader doit venir nous voir, Velina Minkoff réactivait un séjour en Corée du Nord pour mettre en cause les réécritures de l’histoire à la seule lumière du présent. Dans Shorts rouges (Red Shorts), cette fois dans sa Bulgarie natale, elle utilise le même point d’appui, à savoir la chute du mur de Berlin en 1989. Les nouvelles (shorts) interrogent le passé socialiste (red) sans le réécrire, c’est-à-dire sans le soumettre à un schéma unique « avant/après ». Avec Velina Minkoff, la littérature montre à l’histoire qu’elle en mesure mieux qu’elle la complexité. Les textes de ce recueil sont brefs, usant d’outils stylistiques propres – humour, brièveté, personnages incohérents – effets de la formation littéraire de l’auteur en creative writing, ce qui donne en particulier un ton émaillé de formules et de ruptures inattendues. Au résultat : un bouquet d’histoires à double sens où se mêlent rideau de fer, pluie radioactive, Perestroika, supporters de foot, punks, modèles de couture, cheveux longs interdits, chewing gum sans couleur, stations balnéaires, voisins insupportables, Chernobyl, souvenirs révolutionnaires, secrets publics, rêves d’enfants et fruits étranges sur les arbres.

Ed. Hémisphères – 11/02/2020

11 février 2020|