Recueils à paraître2019-12-29T09:17:02+01:00

Recueils à paraître

Le chemin de la mer et autre nouvelles – Patrice Franceschi

« Romans ramassés à l’extrême, tentant de dire l’essentiel et rien que lui, les nouvelles obligent à aller droit au but, à élaguer, et au final à tout miser sur l’intensité de la « chute » : faute de quoi la cible est manquée. Les six nouvelles de ce livre sont réunies par une unité absolue : leurs héros tendent tous vers le même but : sortir de l’étroitesse des possibles contenue dans ce qu’il est convenu d’appeler la condition humaine… ». P. F.

Ed. Points – 04/06/2020

4 juin 2020|

Et m*** ! – Richard Russo

Au lendemain de l’élection de Donald Trump, David et sa femme Ellie reçoivent à dîner deux couples d’amis et anciens voisins partis vivre dans une banlieue plus cossue. Ils se sont tous connus à l’université où ils enseignaient et sont désormais à la retraite. La question que chacun se pose, c’est comment le pays a pu en arriver là. Après le départ des Schuulman et des Miller, Ellie s’attarde à ranger les restes du dîner et, au moment d’éteindre les lumières et d’aller se coucher, détecte une drôle d’odeur dans l’air du jardin. David, depuis la fenêtre de leur chambre, la voit s’arrêter près du jaccuzzi et se figer en apercevant dans l’eau une offrande des moins ragoûtantes. Éternel optimiste, David n’en fait pas une affaire et cherche à rassurer sa femme. Quand l’incident se reproduit quelques jours plus tard, il propose à Ellie un voyage chez leur fille à Los Angeles pour se changer les idées, et à leur retour tout semble normal dans la maison. Jusqu’au jour où une grosse chaleur les pousse à allumer la clim. Quelques heures plus tard, la maison est envahie de mouches à m***. Ellie repart aussi sec à Los Angeles, laissant à David le soin d’élucider l’affaire et de vendre la maison. Leur pancarte de soutien à Hillary Clinton avant les élections y serait-elle pour quelque chose ? Ou bien un ancien étudiant qui chercherait vengeance ? La réponse est encore plus banale. Une erreur, aux conséquences dévastatrices dans la vie de David. L’humour noir imprègne cette fable politique qui explore les failles – aussi discrètes que profondes – qui peuvent fracturer l’amitié, la famille, la communauté

Ed. La Table Ronde – 04/06/2020

4 juin 2020|

Jamais assez – Alice Mcdermott

L’héroïne de cette histoire se souvient des coupelles à glace qu’elle rapportait à la cuisine après chaque dîner dominical, léchant cuillères et bols avec application – et discrétion, car à table « une dame ne surcharge pas la cuillère pour ensuite la faire aller et venir dans sa bouche ». Elle se souvient aussi de son problème de canapé, une tendance récurrente à se faire surprendre en compagnie d’un garçon, dans des postures plus ou moins gênantes, sur celui de ses parents. Des plaisirs coupables qui n’ont pas disparu avec l’âge. Aujourd’hui ses enfants voient les pots de crème glacée se vider d’un coup après chaque visite de leur mère venue garder les petits enfants. Et si l’amour fougueux pour son mari semble n’avoir jamais flanché, à la mort de ce dernier, il restera… la glace. Le portrait délicieux, à l’ironie subtile, d’une femme qui en quelques pages passe de l’enfance à la vieillesse, et de l’interdit à la volupté. Une vie résumée avec la plus franche gourmandise : « Le plaisir, c’est le plaisir. » « Je bassine toujours mes étudiants avec la définition que Frank O’Connor donne de la nouvelle : c’est le moment après lequel rien n’est jamais plus pareil. Jadis, je pensais que je devais connaître ce moment avant de me mettre à écrire. Aujourd’hui, je veux écrire pour le découvrir – ce délicieux frisson de la transition. » Alice McDermott, The Paris Review, n°230, 2019.

Ed. La Table Ronde – 07/06/2020

4 juin 2020|

Aux enfants de la vie – Lou de Stella

Provoquer de l’émotion, à qui peut le lire, cet ouvrage vous ouvre des textes dont certains ont l’écriture un peu écorchée vive, mais elle peut vous amener une parenthèse de rêve, peut-être de rêve éveillé. Aux enfants de la vie, une idée de toucher, de remuer celles et ceux qui tiennent les mots entre leurs mains. C’est comme un regard lancé à un autre ou du bouche à bouche, ou une poignée de sourires sans lendemain…

Les Editions Absolues – 05/06/2020

5 juin 2020|

Journal d’une femme noire – Collins Kathleen

“Les textes de Kathleen Collins prouvent qu’elle était une artiste polyvalente, dotée d’un talent extraordinairement original, singulier et pluriel. Tout simplement une des meilleures dans la création littéraire et cinématographique. ” The New Yorker- Février 2019

Dans une société américaine à peine affranchie de ses lois racistes, les Afro-Américains, en exerçant leurs droits civiques, peuvent enfin accéder à leur vie. Cette nouvelle liberté suscite une exaltation et un bouillonnement racontés par Kathleen Collins à travers les relations amoureuses et filiales d’une femme noire, installée à New York.

Mais être soi, c’est inévitablement faire l’expérience de la différence, d’une autre vie, et parfois d’une autre couleur de peau. C’est s’exposer à des réactions infimes, démesurées et ressentir le poids de l’Histoire qui pèse silencieusement sur chaque existence. Kathleen Collins plonge le lecteur dans ces interactions, éminemment politiques et intimes.

Malicieux et pétillants, sincères et vivants, ces écrits livrent une critique du discours blanc dominant tout en dénonçant les idéologies afrocentristes. Le féminisme universaliste et précurseur de Kathleen Collins se distingue de celui qui se pense en fonction du genre, de l’orientation sexuelle ou de la couleur de peau. On entend l’écho des voix de James Baldwin, de Ralph Ellison et de Richard Wright.

Journal d’une femme noire réunit des nouvelles, des lettres, des fictions et des extraits de journaux. L’effet miroir entre la fiction et la non fiction est une formidable introduction à l’oeuvre de cette autrice majeure célébrée par le Women Prize for fiction en 2019. Les écrits de Kathleen Collins ont été publiés à titre posthume en 2015 et 2016.

Kathleen Collins était engagée dans le mouvement des droits civiques. Après des études en philosophie et religion à la prestigieuse université de Skidmore, elle obtient une bourse pour compléter son cursus à la Sorbonne. Elle a enseigné l’écriture à l’université de New York et a signé un film culte […]

5 juin 2020|

Derrière la balle -Fabrice Boumahdi

Ils sont des millions à vibrer à la seule évocation de la Coupe du monde. Il est l’un d’entre eux, un gamin des années 80, un enfant éternel qui court après la balle en compagnie de ses héros et de ses rêves. Il apprend la vie, explore le monde et se construit. Entre autobiographie et rétrospective des grandes heures du football de la fin du XXe siècle, ce livre vous fera revivre un passé partagé par toute une génération.

Ed. Souffles Littéraires – 08/06/2020

8 juin 2020|

Fruits de mer – Aziz Chouaki, Martine Mathieu-Job

Les vingt-quatre nouvelles de ce recueil posthume égrènent heure par heure le singulier déroulement d’un 1er août, riche d’une déflagration d’événements dans autant de pays du pourtour méditerranéen. La noirceur du polar se marie à l’explosion joyeuse du gag, la gravité tragique, à l’humour libérateur. Aziz Chouaki, qui fut aussi musicien et dramaturge, apparaît comme l’écrivain libre qu’il a toujours été, jouant allégrement des claviers et des frontières. Précipité de son oeuvre, Fruits de mer fait écho à son premier livre, Baya, monologue jouissif d’une quinquagénaire algéroise qui se remémore sa vie dans un sabir aussi prenant que déjanté. Jusqu’au bout, cette voix originale de la francophonie a obéi à sa soif d’expérimentation et de renouvellement.

Ed. Bleu Autour – 09/06/2020

9 juin 2020|

L’Algérie en héritage – Collectif

Récits inédits réunis par Martine Mathieu-Job et Leïla Sebbar

Issus de cultures musulmane, juive ou chrétienne, parfois de couples mixtes, une quarantaine d’auteurs, nés pour la plupart en France après 1962, disent comment l’Algérie de leurs parents et grands-parents est inscrite en eux.
Récits, poèmes, scénarios, dessins et photo­graphies raniment des souvenirs familiaux, fragmentaires ou non, déplorent ou comblent les silences, occultent, tissent ou réinventent des liens avec l’histoire ancestrale.
Les sentiments de perte et d’exil tenaillent encore ces héritiers qui, souvent disposés à la réconciliation, forment aussi la mémoire vive de l’Algérie en France. Une mémoire féconde.

Dalila Abidi, Yasmina Allam, Fadéla Amara, Sabrinelle Bedrane, Azouz Begag, Dino Belhocine, Brigitte Benkemoun, Philippe Bohelay, Farid Boudjellal, Tahar Bouhouia, Noria Boukhobza, Olivia Burton, Magid Cherfi, Olivier Cherki, Annibal Colonna, Laurent Doucet, Jacques Ferrandez, Rachel Frouard-Guy, Marc Goldschmit, Michaël Iancu, Miléna Kartowski-Aïach, Nacer Kettane, Katia Khemache, Catherine Lalanne, Mehdi Lallaoui, Sarah Mesguich, Samia Messaoudi, Arnaud Montebourg, Françoise Navarro-Lantes, Ferdinand Pignon, Sébastien Pignon, Guillem Querzola, Virginie Leïla Serraï, Brigitte Stora, Yves Torrès, Fatiha Toumi, Cédric Villani, Valérie Zénatti, François Zimmermann.

Ed Bleu Autour – 09/06/2020

9 juin 2020|

Loup y es-tu ? – Delphine Maza

Arbres magiques, arbres vivants, forêts peuplées d’ombres, accueillantes, confuses, ou menacées… « Loup y es-tu ? » rassemble des personnages habités par leurs feuillages et leur verbe. Cependant la fraîcheur et les clairières des forêts nous garantissent-elles de toute inquiétude ? Inspirées de légendes des Vosges, de marches et de rencontres, elles cachent sans doute des loups invisibles pour les yeux… Solitudes vertes, paroles végétales, ces nouvelles, illustrées par l’auteure, donnent à voir et à entendre ce que poétiquement les arbres nous disent, ceux que l’on peut y croiser.

Ed. Do Bentzinger – 09/06/2020

9 juin 2020|

Des nouvelles de Compostelle – Jean-Pierre Bonnet

Le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle est devenu un phénomène de société. Long voyage géographique et intérieur, chaque jour, à la belle saison, de nombreux pèlerins prennent la route vers l’Espagne, à partir de quatre axes majeurs. Grand marcheur, mais aussi rêveur impénitent, Jean-Pierre Bonnet a effectué le périple jusqu’à Santiago à trois reprises, en empruntant un nouvel itinéraire. En 2004, il part de Vézelay, puis l’année suivante, du Puy-en-Velay. Et en 2007, il découvre, son bâton en main, la voie d’Arles. À chacun de ses retours, il compile ses notes et ses rencontres qui deviendront Des Nouvelles de Compostelle. Dans ce livre, l’auteur raconte le chemin, mais aussi le parcours de ces gens qui essayent de naviguer entre les turbulences de la vie pour trouver leur propre chemin. Finalement, cette cinquantaine de tableaux crée un paysage émotionnel remarquable entraînant le lecteur au cœur de cette aventure singulière des temps modernes.

Ed. Lucien Souny Poche – 12/06/2020

12 juin 2020|

Trois roubles – Ivan Bounine

Ivan Bounine fut le premier écrivain russe à recevoir le prix Nobel de littérature, en 1933, alors qu’il était en exil en France et que l’U.R.S.S. s’attendait à voir Maxime Gorki, son écrivain officiel, être récompensé.

« Il faudrait imaginer un Tolstoï presque inconnu des français, un Dostoïevski peu ou mal traduit, un Tchékhov ignoré. Hypothèse invraisemblable, mais qui permet de mesurer combien est étrange la méconnaissance de l’œuvre de Bounine — l’œuvre dans laquelle la tradition littéraire du XIXème siècle russe trouve son expression la plus achevée et sa reviviscence. […] La vraie « grammaire » de Bounine prédit l’imprévisible gestation de la beauté dans le magma du vécu. La beauté se cristallise, prend forme, mûrit. Ce mûrissement est ininterrompu. Seules les exigences du genre le divisent en stades — en nouvelles, en récits, en romans. »

« … Le récit bouninien se lit tantôt comme le bilan existentiel d’une vie, tantôt comme l’évocation d’un seul instant dont l’intensité éblouit les personnages en les rendant à jamais différents du commun des mortels…

… Le lieu commun romanesque appelé amour est vécu dans une telle densité de perception que le réel en sort transfiguré ». (extrait de la préface d’Andreï Makine)

Ce volume contient sept des plus belles nouvelles de l’écrivain : « Trois roubles, La Grammaire de l’amour, Nuit en mer, Coup de soleil, Casimir Stanislasovtich, Ida, Le Sarafane de Mordovie ». Il reprend le volume « La Grammaire de l’amour » paru en 1997 aux éditions Sables à Toulouse, augmenté d’une septième nouvelle.

Traduit du russe par Anne-F. Masurel.

Ed. Ginkgo – 12/06/2020

12 juin 2020|

Dans la joie et la bonne humeur – Nicole Flattery

Lors d’un été caniculaire marqué par une invasion de mouches, une adolescente con