La mort du papillon de nuit est un texte exclusivement contemplatif : la narratrice raconte son observation à la fois chirurgicale et métaphysique d’un papillon de nuit agonisant devant elle. Elle y noie son propre rapport à la mort, à la vie aussi, et à la nature. Elle décrit la fragilité de l’existence comme étant à la fois un miracle et une fatalité. Face à ce texte, Nous le printemps, écrit par Georgina Tacou en 2019, est une nouvelle d’anticipation dans laquelle elle raconte l’histoire d’amour naissante entre Elie et la narratrice. Cette histoire d’amour naît dans un contexte particulier : nous sommes en 2021 et des chercheurs ont développé une machine capable d’aspirer le monde entier dans un mini trou noir. La première partie du texte raconte ce contexte, et la seconde la fin du monde, l’Apocalypse, le monde se faisant aspirer dans un chaos impensable. Cette histoire lui permet de développer son rapport à l’amour et à la mort, en tout cas à la destruction.

Ed. Marcel – 05/10/2019