«Il nous attire, il nous retient dans une atmosphère de serre chaude, parmi des orchidées savantes qui ne nourrissent pas en terre leur étrange et maladive beauté. Soudain, dans l’air lourd et délicieux, passe une flèche lumineuse, un éclair qui, comme le rayon du docteur allemand, traverse les corps. D’un trait le poète a pénétré la pensée secrète, le désirinavoué. C’est sa manière et son art. Il y montre une sûretéqui surprend en un si jeune archer. Il n’est pas du tout innocent. Mais il est si sincère et si vrai qu’il en devient naïf et plaît ainsi. Il y a en lui du Bernardin de Saint-Pierre dépravé et du Pétrone ingénu.» (Anatole France,Préface, 21 avril 1896.) «Les qualités de ce livre délicat, paru en 1896, me paraissent si éclatantes, que je m’étonne qu’on n’en ait pas été d’abord ébloui» (André Gide, « En relisant Les Plaisirs et les Jours », NRF, 1er janvier 1923.) Reproduction conforme à l’édition originale avec les illustrations de Madeleine Lemaire et les partitions de Reynaldo Hahn.

Ed. Fallois – 29/01/2020