Dans ces textes de jeunesse, Marina Tsvétaïéva touche à un genre pour lequel elle demeure méconnue – le théâtre – y nouant intrigues et scénettes narratives autour de la rencontre amoureuse. C’est encore cependant sa plume versifiée qui frappe de son incandescence dans ces deux tableaux où se meuvent, poétiquement, silhouettes brûlant d’absolu et solitudes sans remède. « LE MONSIEUR : Écartez-vous ! Vous allez brûler vos cheveux ! LA DAME : Ne craignez rien pour moi ! Je suis moi-même Feu. »

Ed. Folio – 23/05/2019