« Le second degré met en doute le sérieux du sérieux. Par un métissage d’humour et d’ironie, il est une certaine manière de dire le contraire de ce que l’on pense, mais avec un clin d’oeil. Il ne cherche à tromper son monde qu’un instant. C’est ainsi que « l’ironie tend la perche à celui qu’elle égare » dit le philosophe Wladimir Jankélévitch. La plaisanterie de potache, le canular s’y trouvent en quelque sorte sublimés. L’érotisme même en devient allégé. L’humoriste ou le magicien en sont de fervents adeptes. On est donc en bonne compagnie. Certains en font une hygiène, un style, une manière de vivre et de respirer plus librement. Je le sais, j’habite au second degré. J’y suis à l’aise. Montez donc m’y rejoindre !… » Marc Lamunière

Ed. Favre – 31/01/2019