Amour, folie et mort, telle est la triade qui règne sur les fictions arachnéennes réunies ici, des nouvelles fantastiques pour la plupart, accompagnées de quelques textes poétiques et discursifs. Le comportement de l’araignée, à l’instar de celui de la mante religieuse, permet toutes les variations fantasmatiques sur le cannibalisme : il se manifeste entre parents et enfants, mais surtout entre amante et amant. Cette composante imaginaire se trouve redoublée par une figure fatidique par excellence, la fileuse, la tisseuse, la brodeuse ou la couturière, dont le fil rappelle le fil du destin. L’araignée a tissé ses toiles sous la coupe du diable et la forte influence de la Bible et de la littérature homilétique, dans le délire et la folie, et aussi dans l’art.

Ed. Millon – 06/06/2019